Lors de l’assemblée générale annuelle du Conseil économique du Nouveau-Brunswick inc. (CÉNB), le 1er mai dernier, le président, Monsieur Valdo Grandmaison, a fait un survol des défis dont le conseil d’administration souhaite relever pour le mandat 2010-2011. Tout en poursuivant la prise de position pour l’avancement des dossiers qui assureront la compétitivité de l’entrepreneuriat francophone du Nouveau-Brunswick, le CÉNB défendra une approche collective et concertée visant le développement économique de l’ensemble de la province. Cette approche engage une façon de faire qui ne repose plus uniquement sur un modèle de travail en silo. Par exemple, il importe maintenant pour tous les ministères de coopérer et favoriser une gestion concertée pour assurer le développement économique de l’ensemble de la province.
Un des chevaux de bataille du CÉNB durant les dernières années a été d’assurer l’intégration des PME et des régions au Plan d’action du gouvernement vers l’autosuffisance du Nouveau-Brunswick. Le CÉNB a salué le lancement officiel du Plan d’action pour le Nord du Nouveau-Brunswick. À même ces plans, le CÉNB réitère que tous les ministères devront coopérer et favoriser une gestion concertée pour assurer leur succès. Toutefois, pour assurer le développement et la compétitivité de la province, un sérieux regard doit être porté sur la gouvernance. Un rapport sur l'avenir de la gouvernance locale a été rendu public en 2008 mais la gouvernance locale reste un enjeu majeur pour la communauté d’affaires francophone puisque la majorité des francophones demeurent dans des régions non-incorporées donc, sans leader élu. Le leadership des régions en est ainsi affecté et leur représentation réduite. L’atteinte des objectifs des grands plans provinciaux passe également par une concertation de la gouvernance locale.
En février dernier, le CÉNB a dévoilé une étude portant sur les dépenses de capital du gouvernement provincial. Pour le CÉNB, l’étude, qui démontre des investissements plus importants dans le Sud que dans le Nord, va plus loin que de démythifier le débat sur la répartition régionale des dépenses de capital. Utilisée judicieusement, le CÉNB est convaincu qu’elle doive servir de fondement et d’outil pour faire avancer le développement économique de l’ensemble des régions de la province. Chaque région a un potentiel et ses forces propres. Ces forces doivent être permises de se développer et nous devons encourager l’atteinte de leur plein potentiel. C’est dans cette optique que le CÉNB utilisera l’étude afin de continuer la promotion du développement et la compétitivité de la communauté d’affaires francophone de la province.
Le dossier de l’énergie reste d’une importance capitale à cette heure. D’entrée de jeu, le niveau d’endettement d’Énergie NB requiert un sérieux redressement de la gestion de la société. Le CÉNB croit que si nous voulons connaître le vrai potentiel d’Énergie NB, il faut que celle-ci soit gérée de façon transparente et indépendante des interventions arbitraires de l’État. Pour Énergie NB, l’heure est à une analyse profonde de la situation financière et de la gestion de la société.
De plus, et ce depuis plusieurs années, le CÉNB soutient que le Nouveau-Brunswick doit avoir en place une politique énergétique intégrée à l'ensemble de ses plans de développement économique. Le CÉNB estime que le statu quo n’est plus la voie à suivre. Le prochain scénario se doit d’être plus ambitieux : positionner l’énergie comme un secteur de développement économique relié aux ressources énergétiques existantes et futures pouvant être exploitées. L’heure est à l’économie verte et cette tendance est là pour y rester.
Caractéristique majeure des cinq dernières années du TOP 10 des membres du CÉNB, les questions reliées à la main-d’œuvre sont au premier rang. La rareté de la main-d’œuvre est un phénomène durable, et est l’un de nos plus grands défis collectifs. Mais, les possibilités sont nombreuses. Le CÉNB a appuyé en février 2009 la Stratégie provinciale sur l’économie du savoir pour les communautés francophones et acadiennes du N.-B. avancée par RDÉE NB. Cette stratégie vise entre autres à renforcer les capacités des entreprises pour saisir les occasions de développement à partir du savoir. Pour contrer les pénuries de main-d’œuvre, les entreprises devront améliorer leur productivité, continuellement innover et investir dans la technologie et leur capital humain. Dans cet esprit, le CÉNB encourage fortement la mise en place des mesures de la Stratégie qui démarqueront rapidement le Nouveau-Brunswick au terme de l’économie du savoir. La province du Nouveau-Brunswick a le potentiel pour se positionner comme chef de file en matière de savoir. À titre d’exemple, nous avons déjà une avance en ce qui touche l’éducation à distance, la Traduction et le Transport. Ceux-ci pourraient devenir des industries fortes, et propres au Nouveau-Brunswick.